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Championnat de France de trail long 2015 au Sancy

Publié le par bigben

Championnats de France de trail long 2015

La préparation :

Cet été, j’ai bien coupé l’entraînement, profité des fêtes ( Bayonne, Ustaritz ), de la venue du cousin Ludovic et surtout de la famille avec un super voyage en camping-car autour du Portugal et du sud de l’Espagne.

Quand tu paies la pinte de bière 2 euros avec des petits tapas à 1 euro, et bien ce serait dommage de ne pas en profiter !

Le résultat a été qu’au retour des vacances j’étais en méforme complet ! Sur la balance j’affichais 87kg, et la reprise fut vraiment très dure. Le retour à la piste fut un calvaire, ma fréquence cardiaque affichait des chiffres affolants et les chronos étaient vraiment pourris.

Donc fin Août je me suis remis au boulot et quelle reprise ! Grâce aux copains ( Inaki, Pantxo, patrice ) j’ai pu enchaîner deux grosses semaines d’entraînements avec plus de 20h00 de sport par semaine, et beaucoup de vélo. J’ai vraiment la hantise de la blessure du coup j’essaie d’éviter au maximum de courir deux fois par jours et je me suis mis à pas mal rouler en vélo de route. Puis avec des débiles comme Pantxo et Inaki toutes les séances de vélo se transformèrent en des contre la montre, dès qu’il y avait un col c’était le premier arrivé en haut, alors qu’à la base je prends le vélo comme un complément pour travailler le volume voire la récupération, chaque séance fut tout compte fait une bonne dose !

Au bout de la deuxième semaine il y a eu la Skyrhune où j’ai pu remporter le maillot vert du meilleur sprinteur ! Par contre la grande forme n’était pas encore au rendez-vous mais ça revenait doucement et surtout je commençais aussi à perdre du poids.

Les deux semaines suivantes je me suis entraîné comme jamais je ne l’avais fait en enchaînant des grosses séances pendant 15 jours, travaillant sans cesse sur la fatigue, j’étais tellement à la ramasse fin Août que j’étais vraiment motivé à retrouver un niveau convenable.

Surtout que cette année n’a pas été exceptionnelle, il y a eu juste la victoire à Gruissan et ma 13ème place aux championnats du monde, à part ça on peut pas dire que j’ai été très performant, la faute aussi au travail qui me prend pas mal de temps … donc en ce mois de septembre, vu qu’au boulot c’est plus calme c’était le moment d’envoyer du steak avec en ligne de mire les templiers car pour moi ces championnats de France ne sont qu’une étape dans la préparation des templiers, car je pensais que ce n’était pas faisable d’être performant avec seulement 4 semaines de préparation et surtout en démarrant d’aussi loin.

De plus pour être honnête je pense que si je n’avais pas été sponsorisé par Mizuno, je ne serai pas venu aux France car faire un déplacement en pensant ne pas être performant, ça se discute !

Mais voilà, j’ai aussi envie de voir à quel niveau je me situe par rapport aux meilleurs Traileurs de France, et puis retrouver des potes ainsi que Benoit Holzerny et Geoffroy Sarran de Mizuno, c’est tout de même sympa !

Pour finir, aucune douleur particulière, une semaine avant les France je pars faire le tutturu trail, 24km 1700d+, avec une victoire à la clé et un chrono intéressant car avec toute la fatigue accumulée, le chrono n’était pas pourri, je pense que la forme revient bien !

Donc tous les voyants étaient aux verts même si je ne m’attendais pas un miracle, je me disais qu’un top10 en sortant pas trop fracassé de ces France serait une bonne chose. Je me répétais que ma priorité est les templiers et pas les France. De plus j’ai la chance que Benoit Holzerny me soutient vraiment à 100% et ne me met vraiment aucune pression de résultat, je fais du mieux que je peux et on verra !

Autre point particulier, j’ai bien réussi à faire attention à ma nutrition (je n’ai jamais autant mangé de salade niçoise avec de la salade verte ! ), la veille de course je passe quand même à Lidl acheter 3 chocolatines et 3 pains aux raisins car c’est vraiment mon plaisir de manger des viennoiseries !

Veille de course :

Cette fois-ci je suis venu seul avec ma camionnette, le samedi matin je pars récupérer mon dossard, puis l’après-midi je pars voir l’arrivée des deux courses qui ont lieux, en encourageant notre gilles guichard national qui nous prendra une jolie 3ème place sur le 18km en étant V2 !

Le soir je rejoins Benoit holzerny en lui donnant mes ravitaillements qui sont comme d’habitude eau coca en boisson, une banane entière à chaque ravitaillement ainsi que des petits gels de clifbar que je prends avec moi au cas où j’aurais un coup de moins bien !

Je décide de partir avec une petite ceinture et une réserve de 600ml d’eau coca, je pense que ça devrait suffire !

La course :

04h00 du matin : je reçois un petit texto de ma femme qui m’encourage, ça fait plaisir de se faire réveiller avec un petit mot de sa dulcinée ! J’avais mis mon réveil à 4h15 mais ça me dérange pas de me faire réveiller comme ça quinze minutes avant.

Je fais chauffer mon petit thé, et j’avale mes 2 chocolatines et mes 2 pains aux raisins qu'il me reste de la veille. Rien qu’à y penser j’en salive en tapant ce compte rendu ! ;)

A l’issue du petit déjeuner je fais mon petit (voir gros ) caca de la peur puis on s’équipe !

Je ne veux pas refaire la même erreur qu’aux championnats du monde où j’ai pris froid donc là c’est manches longues en première couche avec un t-shirt par-dessus et gants aux mains !

Quand j’ai vu certains athlètes partir en débardeur je me demande vraiment comment ils font ! Ils doivent être chauds comme la braise les bigres !

Parlons objectifs : dans ma tête je me disais que faire un chrono aux alentours des 06h00 pourrait être jouable ce qui me situerait aux alentours de la dixième place ce qui est déjà très bien !

La liste d’athlètes était assez impressionnante et je me voyais pas rivaliser avec du Bringer, Court, Spheler , Moulai …

05h15 : il est peut-être temps d’aller s’échauffer, c’est vraiment un truc que je n’aime pas ça, l’échauffement avant une épreuve qui va durer 06h00, je me dis qu’on va assez courir comme ça donc l’échauffement est vraiment minime, c’est-à-dire que j’ai dû trottiner 5 minutes !

J’arrive un peu à l’arrache sur la ligne de départ, 3 minutes avant le départ, je n’ai même pas eu le temps de voir Benoit pour lui faire un dernier petit coucou, snif !

05h30 : Départ ! Mon premier sentiment est que c’est cool, ça part vraiment pas vite, tant mieux comme ça ce départ fait office d’échauffement, durant 2 kilomètres je pense qu’on est vraiment tous tranquille, la preuve en est, c’est que c’est 2 féminines qui ouvrent la course !

La température est fraîche mais idéal, il fait nuit mais c’est la pleine lune donc on y voit assez bien surtout avec nos super lampes !

KM 2 : on entre enfin dans le vif du sujet, la pente s’accentue et c’est parti, ça rigole plus, le souffle devient court mais je reste avec le peloton de tête, nous sommes encore nombreux mais déjà une petite sélection se fait, vraiment minime mais c’est déjà à ce moment de la course où l’on peut voir si la forme est là ou pas.

Ce qui me convient c’est que tout se fait en courant, la pente n’est pas exceptionnelle et elle me convient même, du coup en étant assez surpris, je reste avec la tête de la course, le rythme me convient alors pourquoi ne pas rester avec eux ? De plus nous sommes encore nombreux à former le peloton de tête.

Je sais aussi que si il y a bien une partie de la course qui me convient c’est bien les 20 voire les 30 premiers kilomètres qui sont assez roulants, du coup je me dis autant accrocher la tête tant que je peux et après, on avisera !

KM 8 : nous arrivons au premier sommet, nous devons être un petit peloton de 8 coureurs ( bringer, court, moulai, … ) , je n’ai pas vu passer cette première partie de course, le rythme est bon et je suis super heureux d’être encore parmi la tête de la course, j’essaie d’en profiter un maximum !

Nous attaquons la première descente où Sylvain Court décide de prendre la poudre d’escampette, personne n’essaie de le suivre, on connaît tous ses talents de descendeur et comme la course ne fait que commencer, personne ne se risque à le suivre et à se griller prématurément.

KM8 au KM 16 : c’est surtout descendant avec quelques petits coups de cul, je ferme le peloton de chasse car je me dis que de toute façon je vais bien finir par péter à un moment ou à un autre.

Durant toute cette partie on ne chôme pas, le rythme est vraiment bon mais il me convient car je ne suis pas dans les tours, pourvu que ça dure !

KM16, RAV1 : on nous annonce à 1’30 de sylvain, dis-donc il est parti fort ! enfin personne ne s’affole, de toute façon notre rythme est bon et la course encore longue.

Benoit me tend un nouveau bidon plein, une banane et on est reparti ! Je me dis qu’il doit être étonné de me voir avec les premiers, et d’arriver avec 15 minutes d’avance sur mes prévisions !

KM 19 : fin de la descente avant d’attaquer une bonne montée ! On nous apprend que sylvain nous a encore pris 1 minute de plus d’avance, ce qui porte à 2’30 d’avance. Il ne faiblit pas le bigre !

Derrière nous ce n’est pas loin non plus, on a du faire un trou d’une minute avec nos poursuivants où spheler se trouve. Spheler court très souvent comme ça en laissant partir la tête de course puis en seconde partie il rattrape tout le monde en nous fumant tous un par un ! lol

Au pied de la montée, Bringer part fort suivi de Moulai, pour ma part ils vont trop vite donc je prends quelques mètres de retard en compagnie de ? . Mais assez vite je vois que l’écart se stabilise à une petite quinzaine de secondes, et petit à petit je grignotte mon retard, cool, je vais rentrer sur eux ! Et oui, ils ne vont pas se débarrasser de moi aussi facilement !

Je rentre donc sur eux et on est parti pour faire un petit bout de chemin à trois. Le jour commence à se lever, je fais partie de la tête de course, je suis heureux d’être là !

KM23 : nous arrivons au sommet de la deuxième difficulté, on nous annonce 1’30 de retard sur sylvain, cool ! Enfin pas cool non plus car on attaque une nouvelle descente où l’on sait que ce n’est pas sur ce terrain que l’on va lui reprendre du temps. Mais déjà on sait qu’en montée on va pouvoir peut-être revenir sur lui et le plus tôt serait le mieux car nous allons bientôt arriver à mi-course et il ne faut pas que les écarts soient trop conséquents...

Le jour commence a se levé, nous allons bientôt pouvoir éteindre nos Petzl et profiter des superbes paysages qui nous attendent.

Lors de la descente je décide de prendre les devants, je suis resté derrière depuis le début, je peux bien emmener la petite troupe maintenant ! La descente se passe bien, on ne traîne toujours pas et nous sommes bientôt au deuxième ravitaillement.

KM28 : RAV2 : j’arrive avec 30 minutes d’avance sur mes prévisions, c’est vraiment surprenant mais je me sens toujours bien donc on va continuer sur ce rythme oui ! Benoit est toujours là pour mes ravitaillements, changement de bidon, banane, et c’est reparti mon kiki ! on ne traîne vraiment pas sur ces ravitaillements !

Je crois qu’à ce moment on nous annonce 1’30 de retard sur sylvain, et derrière ils sont toujours à un peu moins de 2 minutes je crois.

On débute de suite par une longue ascension et comme toute à l’heure Bringer attaque assez fort, suivi de Moulai . Pour ma part je les laisse encore un peu partir mais je m’accroche, je laisse au maximum une dizaine de seconde d’écart et comme toute à l’heure je rentrerai assez vite sur eux au train, ils ne vont toujours pas me lâcher comme ça quand même !

Puis assez rapidement nous apercevons sylvain, la jonction va se faire ce n’est plus qu’une question de minutes, la course est relancée ! Sur un faux plat montant, alors que le vent de face soufflait assez fort, avec Bringer et Moulai nous faisions comme les cyclistes à prendre des relais de 20 secondes chacun notre tour, et juste avant le point d’eau KM34 la jonction avec sylvain est faite, nous voilà 4 en tête de course ! A ce moment je me dis punaise, mais c’est que j’ai peut-être une carte à jouer aujourd’hui !

Au loin nous allons même apercevoir Spheler qui doit être à 4 minutes, on sait qu’il est tout à fait capable de revenir sur nous en deux deux ce spheler va falloir se méfier !

Nous attaquons alors « les montagnes russes » avec des descentes et montées assez courtes, nous restons groupés à 4.

KM 37, RAV3 : nous arrivons quasiment groupés, Benoit est toujours fidèle au poste ( heureusement d’ailleurs ! ) et il a aussi les bons mots pour que je prenne quelques secondes en plus pour me ravitailler, banane, je prends également un morceau de quatre quart qui appartient au ravitaillement de la course et c’est reparti mon kiki !

Tout le long du parcours Bringer n’a cessé de nous dire ce qui nous attendait, c’est vraiment très sport de sa part car il aurait pu tout garder pour lui. Etant donné que je ne connaissais pas du tout le parcours, ça permettait d’anticiper ce qui allait arriver.

Lors d’une montée assez sèche, je crois que c’est à ce moment que Moulai commença à décrocher.

Nous allons réussir à creuser un petit écart avec patrick, sylvain restant à une bonne dizaine de secondes alors que Moulai coinça un peu à ce moment de la course.

Le podium est-il en train de se dessiner ? Je me dis qu’une troisième place serait déjà inespérée, alors accrochons nous !

KM42 : Nous attaquons une longue descente, Bringer prend les devants et j’ai presque du mal à suivre, ça va vite ! Derrière nous avions réussi à décrocher légèrement sylvain, mais à la fin de la descente il était à même pas 10 secondes de nous. Ca va être chaud chaud chaud les marrons cette fin de course !

KM44 : point d’eau de la vallée de Chaudefour, nous sommes à trois dans un mouchoir de poche, derrière l’écart est fait mais il reste encore 16 km , 8 km de montée et 8 km de descente.

A ce moment de la course ou nous attaquions la montée plusieurs choses peuvent arriver : Bringer nous met une mine, fait une grosse différence et gère la descente pour gagner ces France, ou alors nous arrivons groupés à trois au sommet et là ce sera sylvain qui gagnera car ses qualités de descendeur sont énormes et nous n’allons pas pouvoir le suivre ou alors c’est moi qui fais la différence dans la montée pour gérer la descente et remporter ces France (celle-là, j'ai vraiment du mal à y croire ! )

Dans tous les cas faut tout donner et on verra pour ne rien regretter.

Avec Bringer on attaque donc assez fort la montée, Sylvain décroche mais durant 2/3 kilomètres nous n’arrivons pas à creuser l’écart qui restera à une dizaine de secondes, si ça continue comme ça, sylvain va pouvoir nous déposer lors de la descente … re-snif !

Puis soudain alors que la pente se raidissait nous n’allons plus apercevoir sylvain, enfin nous avons réussi à creuser un petit écart, mais nous n’avons aucune idée à combien notre avance se monte.

KM47 : point d’eau du col de la cabane : Bringer appuie sur le champignon ! il produit son effort et je ne peux le suivre, il me prend vite 5 ,10 secondes d’avance mais je m’accroche, je l’ai toujours dans ma ligne de mire et j’espère qu’arrivé au sommet l’écart ne sera pas trop important, après faut pas que je traîne non plus car j’ai une deuxième place à assurer et faut pas que je me fasse rattraper par sylvain !

Durant la montée je jette donc mes dernières forces, faut rien regretter, on donne tout ce qu’on a !!!

KM50 : sommet du puy de Sancy, je dois avoir une petite trentaine de secondes de retard sur bringer, rien n’est donc joué, faut qu’en descente je prenne tous les risques pour revenir sur lui, alors c’est parti, à bloc pour essayer de combler ces trente petites secondes, surtout que j’ai Bringer en ligne de mire donc ça motive à prendre tous les risques ! Et encore une fois j’oublie pas que derrière ça peut revenir donc dans tous les cas faut tout donner !

Et ce qui devait arriver arriva !

KM 52 : je fais la jonction avec bringer ! j’y croyais pas ! Dans tous les cas à ce moment de la course je me dis que le podium est assuré, c’est déjà une énorme satisfaction ! J’ai déjà réussi ma course et c’est super. Maintenant je suis avec Bringer et la victoire va se jouer entre nous deux, c’est fou ! L’ayant rattrapé je crois en mes chances !

Nous faisons un ou deux kilomètres ensemble, il me laisse passer devant, et nous nous félicitons d’en arriver là à deux, nous nous apprécions énormément et je lui dis maintenant que le meilleur gagne, ça a été une super journée, je me suis régalé, même si je fais deux je suis super heureux.

On se serre la main et on continue d’avancer ensemble.

KM 53 : Usain Bolt est parti ! nous arrivons sur un petit coup de cul et là, Bringer met une terrible accélération, j’ai vainement essayé de suivre mais j’étais vraiment super cuit, j’en pouvais plus et j’ai des débuts de crampes qui arrivaient. A mon grand regret j’ai dû le laisser filer, mais j’avais vraiment tout donné et les jambes ne voulaient plus …

Reste plus qu’à gérer les derniers kilomètres de cette descente, en théorie je ne devrais pas me faire rattraper mais j’essaie de continuer à tout donner, on sait jamais, faut pas que je me fasse rattraper et puis sur un malentendu je peux peut-être rattraper Bringer ?

Lors de cette fin de descente j’ai presque les larmes aux yeux tellement je n’aurai jamais pensé faire deuxième, vice-champion de France ça claque quand même ! J’ai encore beaucoup de chance de me trouver là et d’avoir fait une course aboutie.

Mon dieu de la bière est toujours à mes côtés, j'espère qu'il ne m'en voudra pas d'ailleurs car après la course je ne vais pas le fêter comme il se doit car je dois reprendre la route donc pas plus de deux trois bières … re-re-re snif !

Ca y est, c'est la fin, j'entends le speaker qui annonce l'arrivée de Bringer alors que je suis moi aussi quasiment arrivé, punaise ça se joue vraiment à pas grand chose mais que c'est bon des courses comme ça, ou au bout de 60km et 5h21 d'effort, et bien la victoire se joue à 30 petites secondes, c'est bon pour le suspense et pour le public cette histoire ! Surtout que le troisième sylvain, il va arriver seulement 1'30 après moi, ce sont vraiment des écarts infimes à ce niveau là, et ça se joue vraiment sur des détails.

Je passe donc la ligne d'arrivée heureux, j'ai tout donné, rien à regretter, et aussi super content que ce soit Bringer qui gagne car il la mérite amplement, ce mec à vraiment une super mentalité, super état d'esprit, super niveau, enfin il est génial et je suis heureux que ce soit lui qui ait gagné !

En passant la ligne je saute dans les bras de Bringer, nous sommes vraiment heureux d'être là et d'en avoir fini, j'ai les jambes défoncées, j'en peux plus mais que c'est bon ! Quand je vois Benoit sur la ligne j'ai envie de lui sauter dans les bras, je savoure encore ces moments car ça va pas être tous les jours que je vais pouvoir monter sur un podium aux France !

De plus pour compléter le podium sylvain arrive, franchement je ne pouvais rêver mieux que de me trouver au milieu de ces deux champions, sylvain c'est comme bringer, super mec, super mentalité, je crois vraiment que ce podium de ces championnats de France est super !

Dès mon arrivée on me signale que je dois me présenter au contrôle anti-dopage, chiotte ! Faut vite que je boive beaucoup beaucoup beaucoup pour pas rester une éternité à attendre que mon petit pipi vienne ! Lol

D'un autre côté je suis content d'être contrôlé car encore une fois on ne m'attendait à ce niveau ( moi non plus d'ailleurs ! ) et le fait de faire ce contrôle permet de lever tout soupçon !

En tout cas cette course fut du pur bonheur, les athlètes étaient au rendez-vous, le soleil aussi, le seul bémol aura été l'absence de ma petite femme … mais elle sera présente aux templiers donc l'honneur est sauf !

Les autres points positifs sont que je n'ai aucune douleur articulaire ou osseuse et ça c'est vraiment le plus important, ça permet d'être serein et de se dire qu'on va pouvoir se remettre à l'entraînement pour préparer les prochaines échéances qui arrivent très vite.

Au niveau des pieds, les nouvelles Mizuno Mujin 2 ont été parfaites, pas d'ampoules excessives, ni de frottements, c'est super ! Niveau textile, aucun échauffement non plus à déclarer, donc c'est vraiment satisfaisant.

J'ai encore du mal à me rendre compte comment j'ai réussi à rester avec la tête de course alors que je croyais que ma préparation n'était pas optimale, j'ai vraiment du mal à réaliser !

A 15H00 a eu lieu la remise des prix, j'en profite pour voir pleins d'amis qui me félicitent, et aussi tous les autres athlètes hommes et femmes pour les podiums. Je me régale vraiment de ces moments, philippe Propage, jean-françois Pontier, et gilles Guichard de la FFA sont là avec leurs grands sourires, qu'est ce que c'est cool !

Allez je vais arrêter de dire que tout est beau et que tout est rose car a 16h00, c'est parti pour 5 bonnes heures de route pour rentrer à la maison car lundi, direction le boulot, et ça c'est moins cool !

Avant de rentrer à la maison je m'arrête comme ça devient une habitude au bar Didier voir juju et lui commander une super bonne pizza 4 fromages, et en attendant qu'il la fasse mon frère et ludo sont venus me rejoindre pour boire une bonne bière quand même ! A peine l'avait-on finie que juju nous offre une pinte cette fois-ci ! Aie aie aie, le dieu de la bière me rattrape, faut pas que je traîne car ça sent l'embuscade ! Lol

Ouf, la pizza arrive ! Je suis sauvé car maintenant on mange et on arrête de boire !

Après s'être cassé le ventre direction la maison pour recevoir les félicitations de ma petite femme et aller au lit pour se reposer !

Le lundi je pars trottiner 40' pour confirmer que tout va bien, à part bien sur les grosses courbatures qui sont présentes mais pour le reste ça baigne ! Aujourd'hui nous sommes vendredi, je suis dans le train direction Lens, et j'ai quand même pu bien reprendre l'entraînement avec mercredi 1h de footing, hier 1h de footing avec 10x1'/1' et aujourd'hui 20km avec 2x5km en 3'30 au 1000 et 3'25 au 1000. J'ai du aussi faire 3 sorties vélo pour 160km et 2x1h de vélo éliptique, donc pour une reprise c'est plutôt pas mal !

Je suis ultra motivé pour les templiers, donc à fond les marrons !

Pour finir, j'ai toujours une énorme pensée pour ceux qui me soutiennent et sans qui je ne serais pas là où j'en suis, c'est à dire ma femme, amis, et également mes partenaires Mizuno et Endurance Shop Pays basque.

De plus je pense réellement que sans ces partenariats, pouvoir réaliser de grandes performances seraient plus difficile, je suis un privilégié, un chanceux car beaucoup de personnes rêveraient d'être soutenues comme je le suis, j'en suis conscient et je remercie encore une fois Benoit Holzerny de Mizuno et Julien Grelot d'Endurance Shop Pays Basque d'être à mes côtés, ça me simplifie grandement la vie de vous avoir à mes côtés, donc merci à vous !

Sans oublier tous les messages que je reçois que ce soit sur Facebook ou sur mon téléphone, merci à vous tous, je suis vraiment honoré !

Petite dédicace à Pépino, qui grâce à ses insultes et ses non-encouragements me permet de me surpasser aux entraînements ! ;)

Pour finir il y a des personnes qui, à juste titre, pensent que l'or noir des prochaines décennies sera l'eau donc j'ai une solution pour l'humanité :


 


 

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skumy 05/10/2015 16:39

Super récit.
tu étais vraiment au top sur l’interview de fin de course !!
A fond sur les templiers maintenant pour un doublé !

Jérôme 04/10/2015 22:13

Bravo pour cette course et ce récit palpitant.
Bonne chance pour la préparation des templiers
Jérôme

Michel 03/10/2015 15:11

Super récit !! encore félicitations Benoît !! et finalement, ton secret tient peut-être dans les bras du Dieu de la Bière :) ... je crois que je vais m'y mettre aussi !!
Bonne récup et bonne fin de saison avec encore de super courses à venir !

Laroche 03/10/2015 11:41

Bravo benoit c'est vraiment super de te voir a ce niveau!,,, tu n'habite plus dans le pays basque? Moi je suis dans les htes alpes briancon si ca te dit de venir te faire un des deux trails hivernal la snow race de montgenevre ce sra avec plaisir qu'on t'acceuil !